TELECOM
99
La
Haute-Savoie et Telecom 99 !
Dès l'ouverture, dimanche 10 Octobre, une équipe du CRI,
sillonnait les allées du salon,à la recherche d'exposants
présentant des produits à la fois novateurs et tangibles, pour
préparer la visite du lendemain à laquelle étaient conviés
le Préfet, le Président du Conseil Général, les
Conseillers Généraux, le Directeur Général et
les Directeurs et chefs de services du Conseil Général ainsi
que des représentants de la presse.
Le
lundi après-midi une trentaine de personnes effectuaient
cette visite et découvraient le grand professionnalisme
du salon,son gigantisme, la "petite place"
occupée par la France dans ce concert, les énormes
enjeux financiers suggérés par la richesse
des stands.
Pendant toute la semaine du salon, quatre personnes du
CRI, n'ont cessé de s'intéresser au salon.
Est-ce suffisant pour tout voir et tout comprendre ?
Certainement pas. A fortiori la visite des élus et
du Préfet, qui n'a duré que deux heures, ne
pouvait pas permettre de tout voir.
Le CRI a pu concentrer la visite sur les halls 4 et 5
dans lesquels chacun a pu apprécier le haut niveau
de miniaturisation en termes de son et images mobiles
au stand Motorola, la technologie des mini-écrans
plats chez Sanyo, quelques applications médicales
chez KDD, un système d'authentification de personnes
par reconnaissance de l'iris chez Oki, un système
d'information domestique chez NHK, les avantages et les
limites de différents modes de transport classiques
(satellites à orbite basse et géostationnaires,
fibre et réseau commuté filaire) chez Skybridge
au travers d'une astucieuse démonstration utilisant
une simulation de conduite automobile, une technologie de
câblage rapide à bas prix (250 FF/mètre
linéaire posé/maximum) chez RXS (une société
française), l'intérêt du transport sans
fil à différentes échelles géographiques
chez Lucent, entreprise issue des Bell Laboratories.
Si l'on voulait résumer ce salon par un seul mot,
on peut affirmer, sans trop prendre de risques, que c'était
le salon du transport sans fil (wireless en anglais).
Il traitait évidemment du marché de la téléphonie
cellulaire, mais aussi du transport de l'image, des hauts
débits, de l'association de l'image et du son acheminés
sans fil, de transport sur des échelles de distance
très variées allant de quelques mètres
à plusieurs milliers de kilomètres de convergence
entre le transport, l'informatique et le multimédia,
de convergence entre la voix et la téléphonie
sur IP, etc.
Il est incontestable que les infrastructures sans fil
sont très largement plus économiques que toutes
les autres.Il est tout aussi incontestable que les bandes
de fréquences potentiellement utiles à ce
mode de transport ne représentent qu'un stock limité
qui a besoin de réglementation. L'UIT (Union Internationale
des Télécommunications) a réglementé
sur des domaines très consensuels entre les Etats,
et a fait des recommandations sur beaucoup d'autres domaines.
Les Etats restent cependant souverains dans les choix qu'ils
font de l'application des différentes recommandations.
En France, malgré la dérégulation des
télécommunications, le poids des habitudes
reste un handicap certain au développement économique,
handicap que ne cessent de mettre à profit tous les
jours, les sociétés étrangères
pour pénétrer le marché. Partout en
France, dans leur croisade pour l'emploi, et comme cela
a commencé à être fait en Haute Savoie,
les élus pensent à assurer le développement
économique de leur région. Cela nécessite
d'adopter une politique d'aménagement déterminée
sur le territoire de leurs compétences. Et c'est
impératif pour ne pas rater la première marche
du 21ème siècle.
{Auteur}