EDITORIAL
EDRES74
a cinq ans !
C'est
un bel âge, pour un partenariat qui ne montre pas
de signes d'essoufflement.
Le
remarquable développement du réseau à
vocation éducative edres74, qui doit son existence
à une volonté forte des élus de Haute-Savoie,
à un partenariat étroit entre le Conseil Général
et l'inspection académique et à l'engagement
de nombreux établissements de tous niveaux, n'est
pas uniquement quantitatif. Certes le nombre de connexions
croît de manière exponentielle, mais les initiatives
pédagogiques locales s'enrichissent et sont mutualisées
grâce à l'organisation en réseau naturellement
induite par le support utilisé.
Le renforcement de l'organisation qui accompagne ce dispositif
est de plus en plus nécessaire. A telle enseigne
que la création récente de deux demi-postes
d'animateurs informatiques était un gros effort pour
l'inspecteur d'académie, vu la priorité d'avoir
à accueillir les nouveaux élèves dans
une période d'expansion démographique qui
ne s'affaiblit pas, et c'était en même temps
une contribution "homéopathique" au regard
des besoins entraînés par l'adhésion
toujours plus large aux activités du réseau.
Une convention entre le recteur de l'académie
de Grenoble et le Conseil Général de la Haute-Savoie
va très bientôt être signée.
Elle a un double objectif : apporter la preuve que
les innovations locales, départementales, peuvent
s'inscrire harmonieusement dans une politique académique,
sans que nous soyons suspects d'un particularisme outrancier,
tout en exerçant notre part d'initiative et de responsabilité.
De plus, l'affirmation institutionnelle des relations entre
l'Etat et les collectivités, entre le niveau local,
départemental et régional, est une garantie
que les actions développées ne soient pas
trop liées aux personnes qui ont lancé l'affaire,
et puissent continuer, pour le bien de tous. De ce côté-là,
aucune crainte, le relais est bien pris !
A moyen terme, la stabilité institutionnelle et
la possibilité de donner plus d'ambition encore aux
initiatives devra être confirmée par l'usage
d'instruments comme les groupements d'intérêt
public, dont le maniement devrait être rendu plus
commode par l'évolution des textes réglementaires,
et par un approfondissement des liens entre les projets
de Haute-Savoie et les programmes européens.
Signalons enfin que les réalisations de Haute-Savoie
sont de mieux en mieux connues et que le ministère
de l'Education nationale nous sollicite de plus en plus
souvent dans le cadre de la formation des personnels pour
raconter "comment nous avons fait, ensemble".
Mes encouragements pour la suite et tous mes voeux de
succès !
Jean
FASQUEL,
IA DSDEN 74.